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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 11:38

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voici un petit dossier avec tous les poèmes envoyé aux magasines "grandir autrement". Je ne sais pas encore lequel a été publié. Voici un texte qui explique mon cheminement sur la question du sommeil et donc le fond de mes poèmes (vous pouvez très bien ne pas le lire si vous n'avez pas le temps je suis piplette ^^ )

 


            D’aussi loin que je me souvienne, aller dormir m’a toujours inquiétée. Etre séparée de mes parents, ne plus être consciente de ce qui se passe autour de moi, ne pas savoir à quoi cela servait,… Pourquoi avions-nous besoin de dormir et pourquoi seul ?

            Comme bon nombre d’enfants je retardais le moment du couché par des questions, par des câlins, par des « reste encore un petit peu »… peur que, quand la porte serait fermé, elle pourrait le rester à jamais. Je me souviens aussi de ces « petites choses » que l’on demande avant de se coucher parce qu’on s’en souvient à ce moment-là, comme par exemple demander un verre d’eau. Non pas pour gagner du temps comme le pensaient mes parents, mais bel et bien parce que j’avais soif ou que j’avais peur d’avoir soif la nuit. Pourtant mes parents ne me croyaient pas. Comme bon nombre d’adultes, ils pensaient que c’étaient un caprice (surement parce qu’on leur avait dit à eux aussi). Il n’est pas rare qu’on en entende encore parler des années après « Oh toi ! Quand tu étais petit, tu étais un garnement qui me demandait toujours un verre d’eau avant d’aller au dodo. » Des caprices,… cela n’étaient que des caprices. On nous a mis dans la tête, à nous parents et à nous enfants, que nos besoins primaires ne sont que des caprices et donc des demandes injustifiées. Pourtant des solutions toutes simples pourraient convenir à tout le monde : rassuré l’enfant, répondre à son besoin tout en maintenant l’indépendance que l’adulte souhaite pour l’enfant : un simple verre d’eau sur la table de nuit ou dans la salle de bain près des toilettes. C’est ce que nous avons mis en place ici. Dans notre rituel du coucher, il y a le verre d’eau rempli pour pouvoir boire quelques gorgées en cas de besoin. Cela a réglé la question une bonne fois pour toute.

            Puis il y avait les rêves. Tant qu’ils étaient beaux tout allait bien. Mais souvent il y avait les cauchemars et cela n’arrangeait en rien mes inquiétudes. En outre, avec l’imagination débordante que j’avais déjà, je m’inventais tout un tas d’histoires autours du sommeil et de la nuit. Envie d’être sûre que j’existais bien pendant la nuit et que je ne disparaissais pas comme par enchantement ? Peut-être.

J’imaginais des mondes parallèles que nous visitions endormis.  J’expliquais ce que je ne pouvais expliquer par pleins d’histoires… pas forcément rassurantes. Je me souviens d’une rédaction que j’avais faite en 6ème où des méchants profitaient de nos rêves pour nous enlever et nous garder prisonnier dans un autre monde. Nous y restions jusqu’à la fin de l’enfance puis ils se débarrassaient de nous. Un peu noir et sombre pour une enfant de 10 ans, mais il fallait voir l’image que nous avait donné notre prof de français pour rédiger cette rédaction ! Pas très clairs les profs parfois ! C’est aussi cette année que j’avais été traumatisé par la visite d’un camp de concentration et des chambres à gaz… En 6ème ! Mais bon ceci est un autre sujet… Alors passons et revenons sur le sommeil.

            Je n’ai jamais compris cette solitude pendant le sommeil. Pourquoi étions-nous seuls quand nous nous réveillions en sursaut ? Pourquoi n’est-ce pas les bras de nos parents qui nous accueillaient ? Et pourtant les miens surgissaient quand nous les appelions. Malheureusement cela ne me suffisait pas. Je me souviens que j’avais plus d’une centaine de peluches qui formait un cercle autour de moi et qui me protégeait des monstres. Un rituel qui me rassurait.

 Dormir seul jusqu’à trouver la personne qui dormira avec nous pour toujours.

Nous forçons les enfants à apprendre à dormir seuls ; pendant que, une fois adulte, nous passons le reste de notre vie à chercher quelqu’un qui fera que nous n’aurons plus jamais à le faire.

Toujours la même ironie en somme! Dort seul pendant que nous nous dormons ensemble. Tape pas alors que moi je te tape. Cris pas mais moi si !...

 

            Ceux qui ont mon suivi depuis ma première grossesse ou qui ont suivi ce blog savent comment nous en sommes arrivés au cododo (et j'ai justement fait un article il y a quelques jours qui le résume). Un bébé malade qui pleurait des heures durant et qui se calmait seulement contre nous. Ainsi que le manque que nous ressentions, nous parents, pour ce nouveau-né qui avait partagé mon corps, et notre lit donc, le temps d’une grossesse. La nuit l’absence pesait à tout le monde. Mais, plus fort que ce besoin, nous étions encore dans la culture de la séparation inculquée dès l’enfance pour toute la société. Cette culture qui sous entend que si nous ne poussons pas l’enfant vers l’indépendance, il ne la prendra pas lui-même. Ce mode éducatif qui ne fait ni confiance aux parents ni confiance aux enfants. A cette époque, nous ne voulions pas avouer (même pas à nous-mêmes) que nous répondions à des "caprices"… les siens et les nôtres. Au début, nous avons donc pratiqué un cododo sauvage, un cododo de la « honte » ; et oui chacun sa place ! Puis nous nous sommes renseignés, nous avons lu et petit à petit nous avons été persuadés que les bébés et les enfants avaient besoin d’être rassurée même la nuit (surtout la nuit !). Nous avons compris que nous n’arrêtions pas d’être parents une fois la lumière éteinte. Enfin, nous avons donné à nos enfants ce que la société occidentale leur refuse depuis des générations : une sécurité physique et affective, un sommeil serein et naturel et non pas un dressage pour leur apprendre à nous laisser tranquille, un dressage pour nous parents pour nous couper de nos enfants et enfin un dressage pour chaque génération de se couper de soi-même et de ce que nous ressentons.

Nous avons pu dire à notre « nous-enfant » que non ce n’était pas des caprices. Je crois bien que c’est ce dernier mot qui pose problème. Nous l’avons tout simplement enlevé de notre vocabulaire. Nous avons décidé que tant que nos enfants en auraient besoin, ils dormiraient près de nous. Nous avons pu autoriser notre nous parents à s’écouter. Nous nous sommes affranchis de nos chaines. Oui, à chaque fois nous nous préparerons à partager notre lit pour quelques mois à quelques années. Rien n’est figé. Nous suivons nos enfants. Nous les accompagnons du nid jusqu’à l’envole. Nous attendons qu’ils soient prêts.

            Voilà ce que j’ai essayé de dire dans mes poèmes. Souvenirs d’enfance mêlés à l’observation de mes enfants. Accompagnement en tant que parents dans le développement spécifique de mes enfants. Bonne lecture.

Par julie - Publié dans : publication
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:52

Doux dodos

 

Une tétée un câlin quand la lumière s’est éteinte

Nous nous endormons les yeux dans les yeux

Un frôlement une caresse une étreinte…

Et nous partons pour d’autres cieux.

 

Nous dormons contact peau à peau

L’un contre l’autre rythme de respiration

Je te sens contre moi mon corps t’offre sa protection

Je hume ton odeur caresse ton dos

 

Oh ivresse de la nuit

Oh ivresse de la vie

 

Nous nous endormons bouche contre sein

Nous nous effleurons

Tu me cherches à tâtons

Je te rassure de ma main

 

Instincts qui s’emmêlent

Corps qui se parlent

Dormir l’un contre l’autre inscrit dans nos chairs

Besoin vital comme l’air et la lumière

 

Je ne tue pas mon instinct 

Et je ne noie pas le tien

Dans un océan de larmes

Où le silence et la solitude seraient mes armes

 

Nous nous endormons peau à peau

Au rythme d’une respiration et d’une caresse au dos

Ta bouche sur mon sein

Je préserve nos instincts


Cododo, nous étions faits pour ça

 

28-07-2011 13;44;58 - Copie

 

 


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Par julie - Publié dans : publication
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:52

 


A quoi rêve-t-il ?

 

A quoi rêve-t-il mon doux bébé ?

De nos jeux, de nos câlins, de nos tétées ?

Dans mes bras il se laisse aller

Dans mes bras je lui offre ma sécurité

 28-07-2011-13-46-15---Copie.JPG

De quoi sont faits les rêves de mon nourrisson ?

Y a-t-il des étoiles ? Des girafes et des ballons ?

J’observe son visage délicat

J’écoute sa respiration

Rêve-t-il de moi et de son papa ?

 

Dors dors mon enfant 

Ce temps vaut de l’or

 


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Par julie - Publié dans : publication
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:50

(il est mis en page de deux façons différentes )

 

 

Conversation nocturne



Quand il me prend dans ses bras

Je ressens toute la force qu’il a

Quand il est tout contre moi

Je sais que rien ne m’arrivera

C’est celui que j’appellerais Papa

 

                                                                       Dans mes bras il s’endort

                                                                       Complètement serein j’adore

                                                                       Ce moment le plus beau des trésors

                                                                       Ces instants plus chers que de l’or

                                                                       C’est lui qui m’appellera Papa

 

                                                                       Et je le berce

Et il me berce

                                                                       Il sait que dans mes bras

                                                                       A son réveil je serais là

Je sais que dans ses bras

Il ne m’abandonnera pas

 

Quand je m’endors je le sens me déposer

                                                                       Quand il s’endort je m’en vais le déposer

                                   Contre maman notre bien-aimée

J’ouvre un œil et il me donne un baisé

                                                                       Il ouvre un œil et je le rassure d’un baisé

Il va s’installer tout prêt de l’autre coté

                                                                       Je vais m’installer juste à coté

 

 

                                   Je peux les entendre respirer

                                   Me voilà rassuré

 

 


Quand il me prend dans ses bras

Je ressens toute la force qu’il a

Quand il est tout contre moi

Je sais que rien ne m’arrivera

C’est celui que j’appellerais Papa

 

Dans mes bras il s’endort

Complètement serein j’adore

Ce moment le plus beau des trésors

Ces instants plus chers que de l’or

C’est lui qui m’appellera Papa

 

Et je le berce

Et il me berce

Il sait que dans mes bras

A son réveil je serais là

Je sais que dans ses bras

Il ne m’abandonnera pas

 

Quand je m’endors je le sens me déposer

Quand il s’endort je m’en vais le déposer

Contre maman notre bien-aimée

J’ouvre un œil et il me donne un baisé

Il ouvre un œil et je le rassure d’un baisé

Il va s’installer tout prêt de l’autre coté

Je vais m’installer juste à coté

 

 

                                   Je peux les entendre respirer

                                   Me voilà rassuré

 

 

 

 

 

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Par julie - Publié dans : publication
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 10:50

 

Passage au grand lit

 

GA2---Copie.JPGMon petit cœur s’est réveillé

Tout souriant avec la marque de l’oreiller

Il a dormi dans son petit lit

Tout seul loin de moi pour la première fois

 

Mon petit cœur savait que je serais là

Au besoin dès le premier cri

Mon petit cœur c’est endormie

Et de toute la nuit il n’a pas eu besoin de moi

 

Mon petit cœur a grandit

Confiant de ce qu’on lui a donné

Il nous a rejoints dans la matinée

Je l’ai entendu galoper de son petit lit

 

                                                                                                        Il a sauté dans nos bras

                                                                                                        Et nous nous sommes rendormies comme ça

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Par julie - Publié dans : publication
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