Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 09:12

Voilà ce que Chiara retiendra de sa journée à l’hôpital. Coloriage et gâteau toutes les quinze minutes.

 

Elle a paniqué en arrivant parce que nous avons croisé des enfants très malades. Petite explication. Certains enfants ont beaucoup moins de chance que nous et sont atteint d’une très grave maladie. « Ils sont pas allergique ? » me demande-t-elle. Non ma chérie ce n’est pas l’allergie qui leur a fait ça…

 

La journée se passe dans un petit service de six chambres. Sylvie s’occupe de nous. Oui, ici on s’occupe aussi bien des enfants que des parents.

 

Dans tout l’hôpital la chartre de l’enfant hospitalisé est affichée… C’est bon signe.

 

Chiara n’aura pas de piqûre, sauf en cas d’urgence. C’est « promis ».  D’autres enfants en ont. Certains paniquent. Aucun renfort n’est demandé. Sylvie utilise sa voix clame et rassurante. Les bras des parents servent à maintenir et a rassuré les plus apeurés.

Un enfant panique. Le médecin en personne vient vérifier que ce n’est pas une réaction allergique. Non, juste une grosse fatigue. Elle, le médecin, s’assoit donc avec l’enfant et joue au kappla avec lui. Puis elle retourne à ses occupations.

 

lepetit monde de julie

 

Chiara passe sa journée à colorier. Elle est très calme. Elle adore l’amande et accueille Sylvie avec un énorme sourire à chaque fois.

 

Je n’ai rien d’autre à dire. Les couloirs de l’hôpital sont silencieux et calmes…sereins. Parfois un bébé ou un enfant pleur. Et on entend un adulte le rassurer…

 

Chiara ira fait un énorme câlin à Sylvie avant de partir. Elle demande « quand est-ce qu’on revient ? » Oui le milieu hospitalier nous a reconquit…

 

Je fini par le plus important : Chiara a le droit à l’amande ! Nous sommes très heureux !

Par julie - Publié dans : allergies
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 16:16

Nous étions un beau matin de printemps. La rosée gouttelait de partout. Une brise légère faisait s’envoler l’odeur des fleurs.

Maman Cane pondait ses œufs entourés des ailes de Papa Canard, son époux. Au bout de quelques minutes maman Cane couvaient quatre beaux œufs.

Elle et papa Canard étaient fiers et heureux.

 

Maman Cane couvait tendrement ses œufs pendant que papa Canard s’occupait de la protéger et de lui apporter à manger. Quand elle avait besoin de se dégourdir les pattes, de nager ou de cancaner avec le reste de la marre, papa Canard se posait tendrement sur ses petits œufs. La vie était belle pour ces deux canards amoureux qui couvaient leurs œufs.

 

            Un matin papa Canard revint, non pas avec le petit déjeuner, mais en poussant un gros œuf.

                        « Mais qu’est-ce que c’est demanda maman Cane.

                        -Il n’est pas à nous celui là ?

                        -Non ! J’ai bien mes quatre petits dans mon nid !

                        -Tu es sûre ?

                        -Oui, j’en suis sûr. D’autant plus que cet œuf ne ressemble pas aux nôtres !

                        -Bizarre il était en bas de « notre » pente qui amène à la marre. Je me demande qui l'a perdu. »

Il se mit à pousser l’œuf dans l’autre sens.

                        « Que fais-tu ? demanda Maman Cane.

                        -Bah ! Je vais chercher qui la perdu !

                        -Avec l’œuf ?!

                        -C’est gênant ?

                        -Aimerais-tu que quelqu’un promène nos œufs partout ? Il a besoin de chaleur ce petit. Viens faire un peu de place dans notre nid. Il sera bien avec nos petits. »

Papa Canard et maman Cane travaillèrent dans leur nid quelques minutes. Maman cane attrapa délicatement le gros œuf et le posa à côté des siens. Elle s’installa sur les cinq et dit au revoir à son époux.

Papa Canard parti au moment où Maman Cane caressait leur petit protégé en lui disant :

                        « Ne t’inquiète pas mon tout petit, nous allons retrouver tes parents. Tu vas passer quelques temps dans mon nid avec mes petits. »

Elle se mit à chanter une berceuse pour les cinq œufs.

 

            Papa Canard fit le tour de la marre. Il commença par les autres canards. Mais aucun n’avait égaré d’œufs.

Il alla ensuite voir les poules d’eau. Mais aucune n’avait perdu d’œufs. Il alla voir les hérons. Mais aucun de leur œufs ne manquaient à l’appel.

Il s’éloigna donc de la marre et parti dans le poulailler de la ferme.

Mais ni madame Poule, ni madame Oie, ni madame Pintade n’avait égaré d’œufs. Tout avait été ramassé par le fermier. Peut-être que lui en avait égaré un ! Papa Canard leur décrivit donc.

                        « Non, ce n’est pas un des miens » répondirent-elles en cœur.

 

            Quand il rentra chez lui, la nuit était tombée depuis longtemps. La fraicheur avait envahit la campagne. Sa femme l’attendait. Quand elle le vit revenir seul, elle comprit. Elle se senti si triste pour ce petit œuf. Où était passé sa famille ? Elle colla sa tête contre lui et pleura. Papa Canard consola sa femme avec son aile. Ils restèrent silencieux un moment. C’est lui qui rompit le silence :

                        « Ce doit être l’œuf d’un oiseau migrateur.

                        -Quelle maman pourrait ainsi laisser son petit tout seul ? Il lui faut une nouvelle maman.

                        -Tu ne penses quand même pas à garder cet œuf ! Je savais que je n’aurais pas du te dire oui pour le mettre dans notre nid !

                        -Qui d’autre s’en occupera ?

                        -On ne sait même pas de quelle espèce il est ! C’est peut-être un œuf de crocodile !

                        -Tu as déjà vu beaucoup de crocodile par ici ? »

Papa Canard réfléchit.

                        « On le couve et dès qu’on connait son espèce on lui trouve une famille qui lui ressemble.

                        -Tu penses vraiment que je pourrais couver un petit et ne pas l’élever ?!

                        -Si c’était un de nos œufs tu ne voudrais pas qu’il soit élevé par des canards ?

                        -Je voudrais qu’il soit recueilli par des gens qui l’aiment ! Et de toutes façon MOI je prends soin de mes œufs ! Viens avec nous dans le nid et blotti toi contre lui. »

Papa Canard s’installa contre sa compagne et essaya de se détendre. Pourrait-il aimer ce petit comme les autres ? Cinq canetons n’est-ce pas de trop ? Et si ce cinquième réclamait beaucoup trop à manger ? Mais que faire de cet œuf s’il ne s’en occupe pas ? Les œufs-canards se mirent à bouger.

                        « Ils bougent déjà ?

                        -Oui. C’est magique ! »

Mais le gros œuf n’avait pas bougé.

                        « Pourquoi il ne bouge pas celui-là ?

                        -On ne sait pas quand il a été pondu et s’il se développe comme ceux des canards.

                        -Pour lui on ne sait pas ce qui est normal ou non. C’est inquiétant.

                        - Couvons-le et nous verrons bien ! Si c’était un des autres œufs qui n’avait pas bougé, voudrais-tu que j’arrête de le couver ?

                        -Non !

                        -Si c’était notre petit qui était perdue voudrais-tu qu’il soit délaissé ?

                        -Et si sa maman revient un jour ?

                        -C’est un risque à prendre. Ce sera à lui de choisir. »

Papa Canard couva un moment silencieusement. Puis il embrassa Maman Cane et dit :

                        « Cinq œufs c’est bien aussi ! »

Ils s’endormirent couvant leurs cinq petits.

 

 

 

A suivre,...

Par lepetitmonde.dejulie.over-blog.com - Publié dans : divers
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 09:18

Aujourd'hui, j'ai encore rencontré une maman sur un forum qui ne reçoit pas l'écoute des médecins.
Sa fille a la diahrée depuis 3 semaines et de forte de douleur. Elle ne mange rien et a perdu 10% de son poids. Pourtant personne ne s'alarme et toutes les portes se referment autour d'elle. Elle entend dire que ce n'est pas inquiétant et que le cas de sa fille n'est pas une urgence... Je suis indignée de toute cette souffrance, de toute cette indiférence.

J'aurais envie d'hurler! On nous alarme pour tellement de chose quand on est parents... et puis un jour, il y a des réels signes inquiétants et personnes ne nous croient personnes ne nous voit!


Nous ne sommes pas seuls! C'est pour ça que je voulais faire un appel à vos textes, à vos expériences.

Enfants, être allergigues ou malades c'est déjà une épreuve. Être le parents de cette enfant, c'est aussi éprouvant pour nous les parents. Mais quand, en plus, s'ajoute la froideur et le désintérêt du milieu médical, nous sentons comme un trou noir dans notre vie.

Si vous avez le désir de raconter votre histoire, une partie de celle-là, je la publierais sur mon blog. Si vous avez envie de raconter un moment d'espoir aussi. Parce qu'il y a souvent des belles rencontres aussi et heureusement! Je le publierais aussi.
Si vous voulez me donner le lien vers un article de votre blog qui parle de tout ça, je metterais un extrait sur mon blog et le lien vers le votre.



si vous voulez participer: lepetitmonde.dejulie@yahoo.fr

Bien sûr je les relirais avant et je me donne le droit de refuser des textes.


Merci

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Jeudi 11 mars 2010 4 11 /03 /Mars /2010 23:51
Je n'ai jamais vraiment aimé cette histoire. Alors oui, super fin! Il trouve une famille qui lui ressemble et on apprend que que la beauté est subjective...

Mais


Mais

Elle me met mal à l'aise. Ma fille adore tout ce qui est volatile. Alors, bien sûr, elle aime que je lui lise. Et mon malaise grandit. Suis-je en train de lui faire dire que plus elle sera différente de moi moins je l'aimerai?  Que si elle n'avait pas grandit en moi (dans mon oeuf) je l'aurais moins aimé?
Je pense à tous ses parents non biologiques qui aiment leurs enfants plus que tout au monde.

Cette histoire sonne faux. Cette histoire a un goût assez horrible....


J'ai souvent souhaité la réecrire ... Je suis en train de travailler dessus.
Par lepetitmonde.dejulie.over-blog.com - Publié dans : ma petite vision du monde...
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 16:06

dimanche--18-octobre-025.JPGDepuis de nombreuses années, je me pause cette question et plus je vieillis plus je suis ébahi par le peu de respect qu’ont la plupart des adultes vis-à-vis des plus jeunes ! Est-ce ainsi qu’il faut montrer le bon exemple ? Pas étonnant que les adolescents décident en retour d’être insolents ! La sagesse acquis au fil des ans, ne devrait-elle pas servir à accompagner la jeunesse sans jugements ? Après tout, nous sommes passé par là aussi. Le chemin vers la maturité est long et compliqué.

Plusieurs choses me dérangent voir me choquent. Les adultes se permettent des choses ahurissantes du simple fait qu’ils sont plus vieux. Cela va du tutoiement au pur mépris!


Malgré mes 25 ans et mes 2 enfants, je suis toujours confrontée à ce problème. Certes, je suis encore jeune. Mais le pire (si je peux dire) c'est que je fais plus jeune que mon âge !

J’ai donc le droit à des bonnes remises en place (plus vulgairement on dirait que je me fais bien envoyer chier !). « La gamine elle va arrêter de me saouler ! Sinon elle va voir ce qu’elle voir! » Généralement une petite réponse de ce type « La gamine elle est mère de deux enfants et elle n’est pas du tout impressionnée… » et j’ai le droit au silence de mon interlocuteur ou mieux aux excuses ! En prenant quelques années à ses yeux, il m’octroie un plus de respect. Pourquoi ?

Les adultes ont été brimés et frustrés toute leur jeunesse. Nous avons tous entendu durant notre enfance « je suis plus vieux, tu me dois le respect ». Ce genre de phrases totalement stériles est devenu une vérité et nous l’imposons à notre tour à la nouvelle génération.

Le respect ne se mérite-t-il pas dans les deux sens? Cela ne serait-il pas plus simple de respecter l’autre pour qu’il nous l’accorde en retour ? Sinon c’est un peu « fais ce que je dis mais pas ce que je fais »…  Donner sans rien attendre en retour et attendre avec bienveillance. Nous sommes les adultes nous devons montrer l’exemple et non l’inverse. Nous demandons une maturité que nous n’arrivons même pas à appliquer.


Pourquoi en suis-je venue à écrire cet article ?

Parce que par trois fois en ouvrant la porte de chez moi, on m’a demandé de parler à la propriétaire de la maison. Deux fois la limite de l’irrespect a été franchie.


Première fois en 2006 :

J’ouvre. Un homme est derrière la porte.

« Tes parents sont là ? »

Tutoiement ! Pas de bonjour, pas de stp ! Hum il me plait celui là. Je réponds :

« Pardon ?

-Tes parents sont là ?

-Bonjour monsieur ! Non mes parents ne sont pas là. Ils sont chez eux et je suis chez moi… »

Là le monsieur a compris que ce qu’il voulait me vendre, il allait se le garder !


Dernière fois aujourd’hui :

Dimanche 14 février, midi. Quelqu’un sonne. J’ouvre. Une femme.

« Je peux parler à la dame ? »

Elle commence bien elle aussi. Je lui lance un regard interrogateur…

« Bon je peux voir la dame ?! 

-Quelle dame ?

-Ba la dame de l’appartement ! »

Alors déjà tu te trouves devant une maison ! Et en plus tu me parles mal…

« C’est moi « la dame » .

-Ah ba excusez moi mais vous faites tellement jeune aussi ! »

En plus je me fais enguirlander ! C’est la meilleure. La nana se démonte pas et essaye de mon vendre son linge de maison. Je vais devoir lui claquer la porte au nez…


Maintenant petite pensée pour la deuxième fois où le monsieur était très respectueux…


Fin 2008.

Ca sonne. J’ouvre.

« Bonjour, pourrais-je parler aux propriétaires ?

-C’est moi la propriétaire.

- Oh excusez-moi ! Mais vous faites si jeunes ! Quand vous aurez 40 ans vous serez heureuse de faire plus jeune ! dit-il en rigolant.

-Mais j’ai 40 ans, » lui dis-je.

Le monsieur se questionne quelque seconde et me dit :

« Vous blaguez ?

-Oui, » lui ai-je répondu en riant.


Je suis toujours surprise de constater que les gens pensent qu'il n'y a aucune conséquence à leurs actes. Souvent forcer à éduquer ne sert à rien. Je ne parle pas d'enlever toutes les limites, quand se comprenne bien. Mais de montrer l’exemple et d’éviter d’être toujours dans un rapport de force avec l’autre. Donner à l’enfant puis à l’adolescent de quoi communiquer et observer. En se rendant compte que nos actes amènent des réactions (comme par exemple l’imitation des plus jeunes), les rapports entre générations se simplifieront. Nous nous démenons pour enrayer des comportements que nous incitons bien souvent. « Toi, tu n’as pas le droit de taper mais moi j’ai le droit. » « Toi, tu me dois le respect mais moi je te parle comme à une m… »

Comme d’habitude, changeons notre regard sur l’autre et accordons lui notre bienveillance. Donnons sans rien attendre en retour et nous serons surpris.

Par lepetitmonde.dejulie.over-blog.com - Publié dans : ma petite vision du monde...
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  • Je suis touche à tout... entre écriture, la toute jeune branche de l'association "le petit hérisson bleu" et ma vie de famille, de femme...

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