Lundi 26 décembre 2011 1 26 /12 /Déc /2011 09:15

 

(Article purement cathartique.)

 

Nous le pensions possible. Se dire qu’enfin nous allions en avoir fini. Enfin j’allais retrouver mon homme fort, mon roc. Un peu (beaucoup !) râleur, mais qui devient un pilier, LE pilier pendant mes grossesses, qui me laissent me soucier de porter la vie et d’aller vers l’accouchement.

Non, là, le pilier, le roc se devait d’être moi. Je le fus avec grande difficulté. Je réussi à l’être grâce à de l’aide. Une pierre jetée dans l’eau n’a pas grande chance de flotter. Il me fallait quelqu’un pour éviter ma chute ou me ramener à la surface de l’eau quand la descente dans les profondeurs était inévitable.


Nous pensions avoir mérité un beau cadeau de noël.  Encore quelques jours et tous seraient finis.  Fini les allers-retours aux urgences et les angoisses horribles qui vont avec. Fini de se tordre les tripes tant la peur est immense. La peur, ce monstre qui circule dans votre corps plus vite que votre sang, qui parasite votre tête et ne vous fait penser qu’aux pires scénarii. Fini la fatigue qui vous paralyse. Cette fatigue tant physique que moral. Épuisée ne sachant plus comment lutter, cherchant un phare au loin pour nous guider. Fini de voir une personne qu’on aime souffrir et de vouloir souffrir au moins un peu à sa place pour le soulager ne serait-ce qu’une seconde. Oui, arriver à prier pour une seconde de répit… Une vraie seconde de répit.

 

L’espoir nous l’avons eu.

Nous en avions déjà fini avec les diagnostics hasardeux de médecins qui ne savent pas. Nous pensions que la roue avait tournée et que la chance nous était revenue.

 

Mais le répit… Nous l’attendons encore.  Le répit, la chance,… ne semblent pas être pour nous en ces fêtes de fin d’année. Alors que tout semblait être sur la bonne voie pour se terminer. Alors que j’espérais fortement que mon amour arrête de souffrir ENFIN ! … -Qu’il est difficile de voir la personne qu’on aime, le père de nos enfants, notre amant, notre meilleur ami souffrir depuis des mois et de rester là, impuissante, ne pouvant que lui tenir la main, lui éponger le front et lui dire des petites phrases pour essayer de lui faire tenir de le coup. Je n’en peux plus d’être impuissante. – Il semblerait qu’une infection, un microbe soit venu le terrasser de douleur à nouveau… Un 25 décembre. LE 25 décembre. Drôle de cadeau de noël.  Juste le temps de passer le réveillon avec nous et de voir les enfants ouvrir leurs paquets, qu’il était de retour à l’hôpital. C’était déjà inestimable de vivre ces moments,… comme celui où sa main et celle de Chiara se touchaient, reposant sur mon ventre, ma main venant elle aussi se poser sur les leurs et notre bébé arc-en-ciel venant taper contre mon ventre. Moment inestimable, mais toujours vécu dans la douleur.

 

Nous attendions une trêve, un cadeau, comme des enfants croyant encore au père noël, comme des adolescents pensant que le monde peut être changé à la simple force de la volonté,… que noël peut faire des miracles. Comme des rêveurs  refusant de voir le monde, refusant de se dire qu’à noël les guerres continuent de faire rage, que la maladie continue de ronger certains hommes,…

Oui, il existe de belles choses dans le monde, mais ce n’est pas pour autant que les mauvaises disparaissent comme par magie lors de noël. Mais nous l’espérions. Après tout sans espoir que devient l’être humain ? Donc nous continuerons à espérer… pour que 2012 soit meilleure cette fois.

Par julie - Publié dans : divers
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Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 22:42

Bon avec un titre comme ça je vais faire exploser les stats de mon blog... ^^

 

Echographie... Nous imaginons tous l'échographie (surtout à partir du second trimestre) se passer sur le ventre. Pourtant la majorité des praticiens demandent aux patientes "d'enlever tout le bas, même la culotte."... Vous vous imaginez aller chez votre généraliste pour un controle de routine et qu'il vous dise "virez le caleçon on sait jamais que j'ai à vérifier votre prostate"... Pourtant c'est ce qui se passe pendant les échographies pour une grossesse. On se retrouve dénudés et la plupart du temps pour rien.

Pour ma première grossesse ça été le cas. Je n'ai jamais pensé à y redire quelque chose jusqu'à ce que la troisième échographie se transforme en agression (couplé d'un mauvais diagnostic).

Lors de ma seconde grossesse, il était hors de question d'enlever tout le bas sur l'ordre d'un médecin. J'étais décidé à faire entendre mes souhaits et à me faire respecter. Première écho chez mon gynécologue, deuxième écho dans un cabinet spécialisé. Je m'étais répété des phrases toutes faites dans la tête. J'avais eu du mal à dormir,... L'écho s'était finalement passé toute habillée!!!! Avec juste le ventre de dégagé et une médecin me disant : "on en discutera si jamais j'ai besoin de faire une écho endo-vaginal". Mes arguments étaient SA façon de faire et, je tiens à le dire, c'est une des plus belle échographie que j'ai passé jusque là.

Miracle j'avais trouvé LE médecin échographiste qui allait me suivre... manque de chance (pour nous pas pour elle hein ^^ ) elle déménageait en Nouvelle-Calédonie dans les semaines à venir.

Nous sommes donc tombé sur un homme pour la troisième échographie qui, pareil, me servira un "enlever tout le bas, même la culotte". Son argument à lui "vérifier le col"... là j'ai falli m'étrangler et je lui ai dit "nous allons faire sans"... et ce fut sans.

 

Pour la première échographie de cette grossesse, la femme qui m'accueille me sert encore le couplet "enlever tout le bas, même la culotte."  Je lui sors mon couplet "je ne préfère pas. S'il s'avère nécessaire de la retirer à un moment, nous aurons le temps d'en discuter au moment venu"... et hop je gardais ma culotte.


Aujourd'hui deuxième échographie et au dernier moment le cabinet m'a changé de médecin... Et mince! Je vais surement devoir recommencer mon argumentaire... C'est pas grave. Je suis rodée à présent.

"Enlever tout le bas, même la culotte".

-Je préfère la garder.

-Mais... euh... ça ne va pas être possible, je vais vous examiner et il y a des mesures que je prends seulement comme ça"....

A cet instant, mon moi intérieur s'étouffe... Il est le médecin qui me suit pour ma grossesse ou juste un médecin que je vois pour une échographie ? De quel droit m'examinerait-il ? Limite je peux écarter les jambes dans la rue et mettre un paneau "examinez moi", ça changerait pas grand chose hein !

J'enchaine:

"Je ne me souviens pas que ce fut utile pour mes précédentes grossesse. Et pour le col, je m'en passerai. J'ai un suivi gynécologique suffisant, pas besoin de revérifier le col pendant l'échographie"

-Mais c'est comme ça que je travaille moi."

Je reste à l'entrée de la cabine pas prête à céder et à aller me déshabiller, il ajoute donc :

"bon si ça vous pertube on va essayer sans.

-Ok, c'est partis" conclus-je en fermant le rideau et commençant à me déshabiller.

 

L'écho c'est bien passé. Mais nous l'avons senti perturbé. Nous bousculions ses habitudes. Il a pris ses mesures et c'est tout. La plupart des praticiens nous laissait admirer un peu notre bébé avant de mettre un terme à l'examen. Il n'en fut pas le cas ici. Une punition? Non je ne pense pas. Il en est même arrivée à faire une check-liste de tout ce qu'il avait déjà mesuré pour être sûr de ne rien avoir oublié. On avait bousculé ses petites habitudes à ce pauvre médecin.

Malgrés les habitudes changées, il a quand même réussi à tout mesurer en restant SUR le ventre. Il a réussi ! Et je pense à présent à toutes ses femmes qui se retrouvent nues sur sa table, se voit pénétrer par une sonde INUTILEMENT juste parce que monsieur à ses habitudes.

Je trouvais déjà scandaleux de faire déshabiller une femme juste "au cas où"... et d'aller à la facilité de rentrer dans son intimité quand le bébé est un peu plus difficile à atteindre ! Avec une culotte encore en place, ils insistent un peu plus à trouver une meilleure position sur le ventre. Oui, ça peut prendre un peu plus de temps mais ça respecte aussi beaucoup plus les patientes. Mais là, faire tout ça seulement par habitude... Je vais m'abstenir d'argumenter tant je ne trouve pas les mots ce soir pour exprimer mon indingation.

J'estime aussi que cette demande de nudité devrait être accompagnée d'explications, d'informations et, ce serait le miracle suprême, d'une demande d'autorisation de la patiente ! Lors d'accouchement des pratiques passent souvent sous le couvert de "l'urgence" de la situation. Et là qui pourrait m'expliquer où est l'urgence? En outre, des médecins y arrivent très bien. Pourquoi pas les autres?

 

 

Je le dis et je l'hurle même : J 'ENLEVE MA CULOETTE QUAND JE VEUX ET Où JE VEUX ! (si cette phrase rentre dans les moteurs de recherche mon blog va avoir du succès! looool  ).

Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 17:40

 

 

Dans la tempête que nous vivons en ce moment, j'avais envie de dire à mon bébé qu'il en était l'arc-en-ciel. La preuve que derrière les nuages, le soleil était toujours là.

Caché par ses rideaux gris, il est dur d'y croire. Mais il est bel et bien là, notre espoir solaire... Notre bébé de printemps. 

Ses petits coups sont comme des rayons de soleil créant une trouée dans l'opacité de nos problèmes.

 

Ce bébé, je le ressens. Je le perçois. Et même si la grossesse - enfin les maux de la grossesse - s'est ajoutée à ma difficulté pour gérer tout ce qui nous arrive, quand je reçois des signes de l'existance de ce petit être grandissant en moi, j'ai des larmes de bonheur, un sourire apaisé ou un regard emplis de joie. Cette grossesse est si différente... Je ne serais vraiment expliquer comment. C'est juste ma grossesse de la sérénité, mon bébé du bonheur,... qui arrive dans la tourmente de la vie, mais qui nous rempli d'une joie immense, d'une joie sereine.

 

A mon bébé, mon arc-en-ciel, la preuve que le soleil fait toujours parti de nos vies.

 

 

 

 

 

Je voudrais avoir une pensée pour ma mère et mon père qui nous aide beaucoup à gérer le quotidien. Et à un homme en particulier qui traverse une plus grosse tempête que nous (qui se reconnaitra surement s'il lit ce message) et qui aimerait être à nos côtés mais qui ne le peut pas, ainsi qu'à la femme qui partage sa vie. Nous pensons énormément à vous et je sais que c'est réciproque.

 

 

 

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Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 21:13

Je me souviens il y a quelques mois...

 

 

        ORL. Chiara a des bouchons régulièrement dans les oreilles. Notre généraliste nous conseille de la faire suivre. Elle ne fait pas de courrier. Pour un enfant ce n'est pas obligatoire et je saurais très bien expliquer seule ce qui m'amène.

L'ORL crée un dossier, regarde dans le carnet de santé de ma fille, tourne et retourne les pages en fronçant les sourcils.

"Elle a déjà vu autant de médecin!? me lance-t-il ébahi.

-Oui" répondis-je étonnée, pensant "et alors!".

Il me regarde toujours fronçant les sourcils et énumère les médecins vus, liste que je connais que trop bien, merci.

"Dermato, allergo, gastro,... et maintenant ORL. En avait-elle vraiment besoin?"

 

J'ai déjà vu ce regard. Je le reconnais. J'en ai presque l'habitude... pourtant, non, je ne me suis pas habituée. Oui, je suis toujours autant lassée, épuisée, blessée,... que l'on me mette en doute, moi la maman.  Il pense limite que je suis atteinte du syndrome de münchhausen....

Serais-je une de ces mères qui inventent des maladies à leurs enfants? 

Je reste maitresse de moi même. Je n'ai rien à me reprocher. Je lui dit simplement :

"Nous venons pour des bouchons dans les oreilles. Notre généraliste vous a conseillé. Vous seriez bien avec les enfants. Pour le reste,... "

 

J'ai l'envie d'être désagréable, très désagréable. Mais je vais la garder pour moi cette envie.

 

"... Chiara fait des allergies alimentaires donc elle est suivi par un allergologue. Je ne sais pas si vous connaissez les symptomes mais cela peut entrainer des problèmes de peau et des problèmes gastriques. Elle a donc vu un dermathologue et un gastroentérologue. Vous avez d'autres questions sur ses allergies alimentaires?"

Il me répond que non visiblement gêné et me dit:

"Allez on va les regarder ces oreilles!"

 

 

 

Depuis le suivi avec ce docteur est bien. Il amuse Chiara, prend le temps de tout lui montrer et de tout lui expliquer.
Mais je me dis que, ce jour-là, j'ai eu de la chance d'être dans une bonne période et de lui avoir parlé avec assurance. Dans le cas contraire, aurait-il cru avoir raison à mon propos ?

Ce n'est pas le premier et ce ne sera pas le dernier à mettre en doute la mère. Je ne suis pas la première et je ne serais pas la dernière. Comme je l'ai dit plus haut, on ne s'y fait pas et cela reste un des obstacles qu'il faut savoir franchir la tête haute pour les familles. 

 

 

 

Par julie - Publié dans : allergies
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 17:39

 

 

... restent les tétés-câlins.

 

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        Une nuit d'automne, proche de l'hiver, un énième virus nous a atteint. Les temps sont durs en ce moment chez nous. Ma reprise à temps plein, ma nouvelle grossesse (notre rayon de soleil dans ce temps grisâtre mais qui me fatigue et chamboule les enfants évidemment), les hospitalistion de monsieur-Papa-mon-chéri, gasto, rhino, laryngite,... Et donc cette nuit là, otite; la deuxième pour Loevan et la première pour Chiara. Je n'ai rien pour soulager ma fille, exepté du paracétamol qui ne fait pas effet. Je m'en vais alors tirer mon lait comme à mon habitude. Il soulage bien en général, quelques gouttes dans l'oreille et elle devrait pouvoir dormir un peu.

J'appuis mais rien... mes seins ne veulent plus, ne peuvent plus. Après 35 mois (surement moins, je m'en rends compte cette nuit là) d'allaitement cela me chamboule un peu. Mais avec la grossesse, je m'y attendais. Je m'en vais donc masser l'oreille de ma fille pendant des heures.

        "Et ton lait maman? me demande-t-elle

         -Je crois bien que je n'en ai plus.

         -ah", me fit-elle simplement avant de fermer les yeux pour essayer de se reposer un peu, moi continuant de masser déclicatement son oreille.


           Les jours passèrent et les questions se bousculèrent dans ma tête. Loevan arrivait-il à faire venir du lait ? Tirer son lait est moins efficace que de téter, alors peut-être. Tétait-il à vide ? C'est vrai que depuis quelques temps les tétées duraient beaucoup moins longtemps et Loevan me réclamait beaucoup de lait de riz et d'avoine... souvent après avoir pris le sein. Il est vrai aussi qu'il est beaucoup moins résistant aux microbes qu'avant, comme s'il se défendait tout seul à présent. Et moi qui culpabilisait en pensant à mes entorses sur mon régime sans PLV (envie de femme enceinte )... alors qu'il ne reçoit très certainement plus de lait de ma part.
Mais je n'étais pas encore prête à avoir les réponses à toutes ces questions... et j'avais peur que le fait de les verbaliser arrête le peu qui me semblait rester.

            Un jour, prête à recevoir ces réponses et ces multiples conséquences possibles, je lui ai demandé :

                              "y a-t-il encore du lait dans les tétées de maman ?

                               - Non, a plus de lait dans les tétées, m'a-t-il répondu. A pas grave maman."

Comme il me l'a dit "a pas grave", il tète quand même pour les câlins et la succion, à peine perturbé par la disparition de son nectar blanc. Il n'a pas de tétine, pas de doudou. Il ne prends pas le pouce... pas besoin. Il a sa maman et sait bien s'en passer quand je ne suis pas là.

Les jours ont suivit toujours rythmés par des câlins-tétées et plein de discussions autour, des plaisanteries aussi. Comme une fois où, après avoir tétée, il crit face à mon sein "L'est où le lait? Parti le lait!". Des moments de douceur où il me regarde lâche le sein, me carresse la joue et me dit :"parti le lait, pas grave maman!" Nous parlons du temps où il y avait le lait et où c'était quand même meilleur... mais "a bon quand même maman".

 

        "Tu attends quelque chose en continuant à téter?

        -Oui, le lait revenir avec bébé. Vévane (Loevan) attend".


      Avec la grossesse, l'allaitement devenait pesant, très dur à supporter. D'apprendre qu'il n'y avait plus de lait, cela m'a fait un choc, m'a surprise... Surprise que ce soit passer si inaperçu, que Loevan s'en soit contenté sans râler, être perdu ou que sais-je. Moi qui pensait qu'allaiter sans lait ferait mal (bon c'est quand même plus sensible ) et me gênerait... Je profite de ces tétées sans lait... Un jour, il y aura une fin. Quand ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su et cela me plait. Un jour  il décidera que les tétées c'est fini et je serai fière de lui. Heureuse pour lui, qu'il ait pu attendre de se sentir prêt.

Je me sens sereine (apaisée aussi par ma séance d'ostéo. Je suis plus posée et centrée sur moi même) et je reprends plaisir à partager ces tétées avec un enfant... mon enfant.

Je crois qu'il attend de pouvoir partager le lait avec son frère ou sa soeur. Je n'envisage même pas de lui enlever cette oportunité d'être plus qu'un grand frère pour ce bébé, mais un frère de lait.

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Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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