Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 00:31

aout-2010.jpg 

(Oui, alors tu vas être sympa et faire comme si que le truc vert, là, c'était un chou ! J'avais pas de chou sous la main... me suis donc dit qu'un artichaut décoratif ça ferait l'affaire ^^)

 

 

 

            Nous ne savons pas. Mon compagnon et moi étions sur la même longueur d’onde ! C’est quand même plus simple d’aller dans le même sens à propos de ce genre de décision. Personne n’a essayé de convaincre l’autre.

 

            Alors non, comme tout le monde le sous-entend, ce n’est pas parce que nous avons déjà une fille et un garçon que nous l’avons pris, cette décision. Ce serait un peu comme dire que « c’est bon c’est le troisième ! Il n’a pas la même importance… On se demande même pourquoi on l’a fait ! Donc savoir le sexe… pfff ba en fait on s’en fou quoi. ». Cela va bien au-delà du « choix du roi ». Sinon nous ne choisirions pas de garder le mystère. Nous ne tiendrons pas neuf mois sans savoir. Sinon des « primiparents » ne prendraient pas cette décision non plus. Bien sûr, je comprends les réactions étonnées. Ce n’est plus une chose commune de nos jours.

Je coupe souvent court à ces réflexions en leur disant que c’était déjà notre choix pour le deuxième, mais que le besoin de préparer notre ainée au fait ne peut-être pas avoir une petite sœur (et ce fut le cas) a pesé plus lourd dans la balance.

 

            A présent, nos envies sont beaucoup plus cruciales que tout le reste. Elles viennent des tripes. Parfois ce n’est même pas explicable, comme une impulsion. C’est là et puis c’est tout. Nous serions même profondément déçus si, pour une quelconque raison, nous devrions l’apprendre avait la naissance.

C’est LA bonne chose à faire pour nous, LE choix pour NOTRE famille pour CETTE grossesse-là. Quand nous en arrivons à ressentir ça, il n’y a plus à discuter, c’est ce qu’il faut que nous fassions.

Nous allons simplement l’accueillir avec la même importance que les deux premiers. Nous l’accueillerons en tant que fille ou garçon avec la joie que nous donnera cette nouvelle. Mais nous allons surtout l’accueillir en tant que bébé.

            Nous imaginons que, à la naissance, la joie de cette découverte est d’une autre intensité. C’est cette pensée qui nous a donné l’élan. Un peu comme une étincelle qui aurait allumé un grand feu. Cela a pris vie en nous tout doucement, pour devenir une vraie vibration, un vrai bonheur et un vrai choix. Au fils du temps, la réflexion devient  de plus en plus active et nous imaginons beaucoup de choses. Très vite cela va au-delà même de ce petit élan de départ. C’est attendre un bébé. Son bébé…

Beaucoup de future maman me disent qu’elles ont besoin de savoir pour s’imaginer, projeter,… Moi non- voilà aussi la différence peut-être - je n’ai pas besoin de ça pour l’imaginer, projeter notre quotidien, lui parler,… J’ai même l’impression d’être en plus forte symbiose avec lui. Comme si, en respectant son intimité, ses secrets et ses mystères, nous pouvions vraiment nous concentrer l’un sur l’autre.

C’est un ressenti bien personnel bien sûr. Je ne compare pas mon choix à celui des autres. Mais plutôt mes trois propres vécus qui sont réellement comparables entre eux. ;)

 

            Et la patience ? Ah la patience ! Je me souviens de l’attente horrible et interminable de la seconde écographie pour mes deux premiers.

Mais oui, vraiment, comment faisaient ces parents pour attendre 9 mois !? En serais-je capable ? En fait, quand tu en viens à prendre cette décision, l’impatience s’envole. Tu es sereine (et serein vu que le papa a ressenti la même chose que moi à ce sujet) et ce n’est plus ce qui t’importe. Tu en arrives à t’étonner que ta copine, enceinte de trois mois de moins que toi, sache déjà le sexe de son enfant… Tu oublies totalement que tu pourrais déjà le savoir. Tu ne le veux pas. Pour toi, c’est comme quelque chose qui disparait de la grossesse. La patience n’a pas à être, vu que l’impatience n’existe pas. Cela devient totalement naturel et normal. C’est ce que nous voulions vivre. C’est ce que nous devions vivre.

Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 11:27

 

 

 

 

Again, encore,.. ouais je suis une chieuse et je l’assume.




         Je rencontre assez souvent des conversations sur le net parlant d'enfants qui ne supportent pas bien la cantine, la collectivité,… Certains conseils donnés se résument à peu près à ça : « amène lui son repas, quitte à dire qu’il est allergique »…

Là, vous vous doutez que MOI, maman de eux enfants allergiques dont une à risque mortel qui se fait chier chaque année avec le PAI and co, je bondis de mon fauteuil. Je réponds quelques petits trucs avec diplomatie mais à l’intérieur je boue littéralement.

Bon, je suis maman et je peux tout à fait comprendre ce qu’on ressent qu’en son petiot de 3 ans ne se sent pas bien à l’école et au périscolaire et que malgré tout, pas le choix, on est obligé d’aller travailler. Je tournerai toutes les solutions dans ma tête pour essayer de trouver celle idéale (je l'ai d'ailleurs fait récemment conjugué à nos impératifs allergiques).

Mais je ne peux m’empêcher de trouver ça horrible de prendre ce genre d’excuses… Dans mon travail beaucoup de gens prétextait un handicap pour passer à la caisse prioritaire. Je trouve ça honteux. Prétexter une allergie, je le trouve tout autant. Pour moi la fin ne justifie JAMAIS les moyens. Je veux dire, on commence par ça et après où va-t-on ? En outre, entendre ça, c’est entendre une nouvelle fois que les allergies c’est rien, les allergies ce n’est pas grave,… donc bon allez tu dis ça et puis c'est régler pour ton problème.

 


         Mais derrière, nous, familles réellement allergiques, on vit avec au quotidien. Avec les ennuies de santé que ça implique, l’organisation que ça implique,… Les paniers repas c’est juste vitale pour la plupart de nos enfants. On se bat pour faire accepter nos enfants ! Faire accepter leur PAI et leur panier repas !... J’ai moi-même du décaler mes horaires parce que la cantine était un joyeux bazar et définitivement trop dangereux pour ma fille. Donc, non, je ne trouve pas ça bien de jouer avec les PAI. Les PAI sont trop importants et on les refuse à de trop nombreuses familles encore !!! Alors si en plus des parents se mettent à mentir là-dessus, quel crédit nous restera-t-il à nous qui en avons un besoin vital ? Tout le travail fait par les générations précédentes et le travail des générations actuelles riment à quoi en sommes ?

 

Non, non, non vraiment les allergies ce n’est pas rien. Aller demander à ces enfants, qui malades-… parfois à en crever pour certains, pouvant faire plusieurs séjours aux urgences et en réanimation-, si ça les amusent ? S’ils n’aimeraient pas être comme tous le monde ?… manger comme tous le monde ?... Vivre sans peur ?


Alors, oui, le bien-être des enfants est pour moi primordiale ! Et oui il faut trouver des solutions parce que beaucoup trop d’enfants ne se sentent pas bien dans nos collectivités. Mais non, on ne prend pas de telles excuses par respect pour ceux qui le vivent réellement. Voilà c’était mon coup de gueule. Ca fait du bien.

Par julie - Publié dans : allergies
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 18:01

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            Être ébahi par ce qui devrait être normal…

 

 

            Dès que je demandais quelque chose lors de ma première grossesse ou que j’émettais un quelconque doute, les soignants me prenaient un peu de haut des « oui oui » sans vraiment m’écouter, des « on verra bien », des « mais rassurez-vous »,… autant de petites phrases pour éviter de répondre aux questions, de me prendre au sérieux, de se remettre en question et d’interroger un peu leurs habitudes. Après tout qu’est-ce que je pouvais bien en savoir moi ?

 

 

            Ma seconde grossesse, j’ai beaucoup parlé avec ma sage-femme. Mais des blocages, du à ce premier suivi et à la culture de la blouse toute puissante que nous avons en France, sont restés. Il y a certaines choses dont je n’ai pas osé parler, des demandes que je n’ai pas oser faire de peur qu’on m’abandonne, qu’on me juge incapable d’aller jusqu’au bout de mon projet (AAD ).

 

            Je n’ai pas formulé mes peurs sur la douleur et elles m’ont bloquée lors de la naissance. J’avais peur d’entendre « attends tu veux accoucher à la maison assume un peu ! », « si tu as peur, va à la maternité et prend la péridural et nous saoule pas »… En outre, la première sage-femme rencontrée pour notre projet AAD, nous avait dit que les femmes qu’elles suivaient étaient des athlètes, qu’il fallait qu’elles se mettent dans cet état d’esprit pour réussir et qu’elle suivait seulement les femmes qu’elles pensaient assez fortes pour le vivre jusqu’au bout. Surtout, si quoi que ce soit compromettait l’AAD (choix ou impératif de santé), elle passait le dossier à quelqu’un d’autre et ne suivait plus le couple (alors que ma sage-femme nous suivrait jusqu’au bout si on le désirait quoi qu’il arrive). J’ai vraiment eu l’impression que les faiblesses, les failles,… n’étaient pas admises. Il fallait être fort en toute circonstance. Ne pas aller au fin fond de ces failles, ne pas aller chercher pourquoi elles étaient là, mettre un voile dessus et ne plus y penser…  Alors que j’en avais un tas des failles, de blessures pas encore cicatrisées,… et c’est aller au bout de tout ça qui m’a permis de trouver la force en moi.

Mais je n’ai donc pas osé parler de la « faille suprême » de l’accouchement naturel pour moi : la douleur ou plutôt ne pas savoir la gérer. Que penserait-elle de moi, ma sage-femme, si j’avais peur que le bébé me fasse mal, que les contractions me submergent et que je ne sois pas capable d’aller au bout ? Je n’ai rien dit. J’ai foncé tête baissée. J’ai gardé ces peurs honteuses pour moi et j’ai tout hurlé lors de la naissance. Heureusement j’ai réussi à faire tomber les dernières barrières ce jour-là.

 

            Pendant cette deuxième grossesse, il en fut de même pour certaines interrogations. Je n’ai pas pensé à demander ce qu’elle faisait pour l’expulsion du placenta, que j’ai trouvé trop rapide au final. Je n’étais pas prête. Mais je n’étais pas en état de le verbaliser juste après la naissance.

Je n’ai pas non plus pensé à demander ce qu’elle ferait en cas de déchirure et j’ai déchiré.

Pour ce troisième accouchement, il était important pour moi de verbaliser tout ça. Parler de la douleur, surtout que je sais un peu vers où je vais cette fois. Je sais que l’intensité peut être extrême et, forcément, parfois cela me fait peur. Mais je n’imagine pas d’autre chose pour la naissance de mon enfant. Je n’imagine pas ne pas aller au bout de moi-même et de mes ressources parce que, lors de mon deuxième accouchement, j’ai appris que la naissance n’était pas seulement celui d’un enfant mais celui d’une mère (et d’un père quand on voit la présence incroyable de mon homme, en total symbiose avec moi). J’ai laissé mon bébé faire son propre chemin, à son propre rythme et mon corps faire ce qu’il a à faire. J’ai fait le mien en même temps et pour rien au monde je n’échangerai cela.

            J’ai donc eu besoin de parler avec ma sage-femme de ce qu’elle avait fait après la sorti de mon bébé. Besoin d’entendre pourquoi et de comprendre. Besoin de poser mes souhaits et de l’entendre m’expliquer dans quelles mesures ils seraient réalisables ou non. Et même si, depuis plus de 3 ans, elle m’a prouvé (cela va même au-delà) que je pouvais entièrement lui faire confiance, j’avais peur. Peur qu’elle ne veuille pas se remettre en question, peur qu’elle me dise « c’est comme ça et puis c’est tout ». Elle m’a expliqué ses propres limites et du pourquoi de ces limites. Elle est allée regarder mon dossier pour voir à quel moment le placenta était sorti. Et elle m’a dit « ah oui effectivement c’était assez tôt. J’ai du croire que vous étiez prête, que c’était le moment. » A ce moment, nous nous sommes mis à discuter d’attendre un peu plus longtemps ou d’au moins me poser la question pour être sûre que je sois prête et que ça soit mon moment, tant que nous étions toujours dans son temps à elle.

Pour les sutures en cas de déchirure, je lui ai dis que je préférais éviter les points si elle était faible. Je la laisserai juger sur le moment bien sûr, mais que si on pouvait éviter les points je préférais autant. Quoi qu’il arrive, je souhaitais y mettre un bout de placenta pour aider à la cicatrisation.

Elle a accepté de revenir sur ces moments avec moi, de remettre en question le fait que ça ne me convenait peut-être pas et qu’elle ne l’avait pas compris (mais bon je ne l’avais pas dit et elle n’est pas médium hein). Tout ça a été dit sans animosité, accueilli avec respect, d’un coté comme de l’autre. Elle m’a dit que ce genre de conversation était toujours bénéfique. Pour moi de poser mes souhaits et pour elle de le savoir. Nous avions encore beaucoup de temps pour creuser, pour aller plus loin, si je le voulais. Si tout n’avait peut-être pas encore été dit. J’allais peut-être évoluer peut-être encore plus. Elle allait intégrer tout ça parce que chaque maman est différente et parce que cela peut lui apporter un questionnement là où il n’y en aurait peut-être jamais eu justement.

Pas de jugement, un vrai échange. Elle a écouté mes demandes et les intègre dans ce qu’elle sait, dans ce qu’elle fait et réfléchit à ses propres limites. Tout ça n’a nullement remis en cause que la naissance avait été pour moi idéale, qu’elle avait juste été parfaite, que ma sage-femme et mon compagnon m’avaient accompagnée au-delà de ce que je pouvais imaginer. Il y a trois ans j’ai tout simplement vécu des choses et pu définir encore un peu plus ce que je voulais. Qui plus est, j’ai encore évoluée depuis trois ans, c’est une nouvelle histoire. Et comme je l’ai dit à ma sage-femme, lors de cette naissance il n’y a jamais eu d’humiliations, … le respect à toujours dirigés ses actes. Pour les sutures par exemple, elle a pris tout son temps parce que j’avais du mal à supporter qu’on me touche, sans jamais émettre un seul jugement sur mon comportement. Je venais de donner naissance à mon fils et je voulais juste qu’on me laisse tranquille. Elle m’a encouragé, fait des pauses et m’a rassuré en disant que bientôt ça serait fini. En me comprenant, elle me donnait encore un peu plus de force pour aller un peu plus loin.

 

 

J’étais en face d’une personne d’une modestie et d’une bienveillance qui devrait juste être normale. Mais comme je l’ai rarement rencontré autre part, j’en suis totalement émue à chaque fois.  Ce fut un échange entre un soignant et son patient où le premier explique des choses médicales au dernier, les choix qui sont possible et qui le laisse maître de ceux-là.

 

 

 

 

 

Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 23:04

Oui MQNPP est méga épanouie dans sa grossesse. Mais ça doit venir du fait qu’elle est méga super blasée, hein ! C’est la troisième fois. Elle savait à quoi s’attendre.

Donc, non, elle ne parlera pas des légendaires nausées, fatigue, flatulence, sensibilité exacerbée, douleurs ligamentaires… (liste non exhaustive  ^^ Ah on ne vous en avait jamais parlé ? Ba maintenant c’est fait) ou alors juste pour vous raconter ce qui va avec mais qu’on oublie souvent de dire aux futures mères ! Oui parce que ces petits désagréments peuvent être pire dans certains cas !

 

 Il y a donc plein de  grande joie dans la grossesse…

 

 

« …Comme de passé une heure à se garer. Oui, et encore, ça, ce n’est pas trop grave. Mais ne pas pouvoir sortir de la voiture parce que la place n’est pas assez large pour toi et ton gros bide… ça, ça craint ! 1) le moral en prend un coup 2) punaise fais c… il va falloir trouver une autre place !.... de préférence à 10 rues de où tu dois aller ! Sinon ça serait trop simple et puis en plus ce n’est pas comme si tu avais déjà des difficultés à marcher, hein.


… Tes seins, déjà bien énormes ou pas (raye la mention qui ne te concerne pas), prennent plusieurs tailles. Et là tu peux courir pour que certains te regardent dans les yeux !

Conseil : balance-leur : « c’est le futur casse-croute du bébé, là qui grandit dans mon ventre ». Tu désigne l’énorme bide qu’il y a sous ta poitrine. Généralement ça calme bien !


… Certaines personnes vont te dire « oh mais punaise que tu es énorme !!! Mais tu vas pas aller jusqu’au bout du vas exploser à force »… juste pour te foutre les boules ! 

Là encore, réplique qui tue presque à chaque fois, tu leur balance : « Non, mais il est croisé avec un éléphant donc ma gestation est plus longue. ».

Mais attention, d’autres feront exprès de ne pas voir ton ventre parce que c’est pratique pour ne pas te laisser passer à la caisse prio ou alors c’est sympa comme airbag ! Pam les caddies dans le bide, oh un coude ! Oh y en a  même qui fonce carrément dedans !

Conseil : marche les coudes sortis et grogne dès qu’on s’approche de toi ! Tu passes pour une folle mais au moins tu es tranquille !

 

… Tu entendras que la grossesse n’est pas une maladie ou au contraire qu’elle et l’accouchement sont super risqués… Un jour, ils voudront t’empêcher te prendre la dernière place assise dans le bus. Puis un autre jour, ils voudront te dissuader d’accoucher naturellement.

 

…. Tu auras une envie irrémédiable de décorer/redécorer tes wc… Pourquoi ? Tout simplement parce que ta vessie va devenir un oreiller très apprécié du futur gnome qui grandit en toi. Tu ne vois toujours pas le rapport ? T'y passeras ta vie, dans tes wc ! Ba oui la nuit aussi ! Ne te leurre pas. Il faudrait déjà te lever 10 (hum 20) fois par nuit alors même que petit gnome n’est pas encore né !

 

…. Tu vas pouvoir te la péter « moi j’ai du fric je fais de l’équitation »… parce que tu vas te payer une belle démarche de cow-boy. Bon quand ton ventre sera trop visible tout le monde aura compris la vraie raison de cette démarche. Tant pis pour la frime !

 

… Ta démarche vient très certainement d’une pubalgie (je te laisse chercher dans go@gle ou autre moteur de recherche de ton choix :D ), de douleur ligamentaire ou d’une autre joyeuseté de la grossesse. Mais là où, quand tu es primipare (à part ton chéri-chéri qui peut de temps à autre se moquer de toi), tu es relativement tranquille. Quand tu es multipares, c'est une autre histoire. Ajoutes un ou deux gnomes, voir plus !, et ça se transforme en foutage de tronche version olympique. Genre tous les matins, il y en aura au moins un qui refusera de s’habiller et courra partout en hurlant « attrapes moi !!!! »…. Ou alors qui chopera les sacs plastiques, où tu viens de trier fièrment les vêtements de futur gnome, pour courir avec partout dans la maison. Mort de rire le gnome, déversant le contenu des dits sacs dans toutes la maison.
Ces moments sont une joie suprême dont tu te serais bien passé ! Mais t’en fais pas compte sur tes gnomes pour te les faire vivre ! Et ne t’en fais pas, ils sont très astucieux. Ils peuvent t’en trouver des dizaines par jours comme ça.

… Tu auras peut-être voulu bien faire en expliquant à tes gnomes que « non on ouvrira pas le ventre de maman pour faire sortir le bébé. Oui ça peut arriver mais il faut une raison médicale. Le bébé va sortir par… »….Et, là, le gnome il retient bien ce que tu lui as expliqué. Le "jette pas ta nourriture par terre", 100 fois que tu lui répètes et qu'il retient pas... Mais alors, ça, il retient hein  et hurle, même en public... que dis-je surtout en public ! « la foufoune ! »… Ce sont des grands moments de solitudes à immortaliser… ou pas.

Dans le foutage de honte, ton gnome va te sortir des choses comme « mais arrête de manger si tu veux pas ressembler à une pomme géante. » Ou encore dire en public « si ça pue, c’est maman qui a pété ! Avec le bébé elle arrive pas à se retenir ».

 

… Tu ne le savais peut-être pas, mais ton ventre devient « domaine public » ! Tout le monde peut le toucher. Et, toi, tu es juste une chose non identifiée qui lui permet de rester en vie. Ouais, juste tu lui permets de grandir et de vivre… mais c’est rien ! Arrête de frimer, hein ! Tu n’as même pas le droit de la ramener ! Non mais faut pas abuser non plus ! Ce n’est pas comme si ton avis comptait, tu es juste la future mère hein.

Bon, conseil, si ça te saoule trop, tu peux leur sortir un « c’est bien de palper mon utérus ? ». Ca en calme beaucoup. Sinon attraper la dite main et l’envoyer valser. Le message passe généralement. J’ai choisi celui là. Non parce que la collègue, qui arrive derrière toi sans prévenir, ne disant pas même un bonjour et qui commence à te palper le ventre dans tous les sens en te balançant « il bouge l’alien ?! » , elle a de la chance de pas se prendre la mienne, de main, dans sa tronche ! 

 
…. La grossesse va très certainement te manger les neurones ! Depuis quelques temps sur internet on appelle ça le SNU (syndrome du neurone unique!... et encore s'il t'en reste un tu fais parti des chanceuses! )

Tu vas prendre la gamelle du chat pour la remplir mais t’arrêter en cours de route et oublier. Une heure après tu lui verseras enfin ses croquettes… dans son eau.

Tu vas essayer d’enfiler les chaussures de gnome 2 à gnome 1 en te demandant pourquoi d’un seul coup c’est trop petit !!! Ah c’est juste pas le bon gnome… 

Tu vas oublier où se trouve le manège où tu emmène les enfants plusieurs fois par mois. Le cabinet de ton médecin, l’école, le magasin où tu fais des courses,… ça marche aussi. Si tu es atteinte gravement des fois tu chercheras même où se trouve ta maison. Tu va voir c’est très drôle.

Tu vas oublier de mettre des gants de protection pour attraper le plat brulant sortant tout juste du four.

Tu vas même jusqu’à oublier la date prévu de ton accouchement… passant dans ta tête de mai à octobre !!! Si si c’est possible !"

 


Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:59

 

 

Bon je vous l'accorde le titre est pourri. ^^ Mais voilà énième insomnie hein ! (merci le chien du voisin. C'est pas comme si j'avais du sommeil en rab... bref! ^^ )




Donc voilà projet de naissance bouclé… et là bonjour le dilemme !



            Dans l’idéal notre projet est l’accouchement accompagné à domicile. Le papier que j’ai rédigé pour la maternité va donc dans ce sens. Il est organisé de cette manière :

 

1) Le travail, la naissance :

             a) si nous faisons tout le travail depuis le début à la maternité et que tout est normal.

              b) si l’accouchement débute à la maison et qu’un transfert pour raison médical est nécessaire.

 

2) Les soins du bébé :

              a) si nous faisons tout le travail depuis le début à la maternité et que tout est normal.

              b) si l’accouchement débute à la maison et qu’un transfert pour raison médical est nécessaire.

 

3) Allaitement.

 

4) En cas de césarienne.

 

5) Séjour à la maternité.

 

            Je voudrais que tout soit transparent, clair,… que tout le monde travail main dans la main pour notre bien et notre santé. Mais pour cela il faudrait être dans le monde des bisounours où tout serait parfait ! Mais l’AAD en France n’a pas une bonne image ! Quand on voit déjà comment sont perçues les maisons de naissance ! Les protocoles sont encore lourds dans pas mal de maternité et, au sein d’un même établissement, l’accueil peut être totalement différent en fonction du personnel.

            J’ai donc peur de me retrouver face à une équipe n’approuvant pas du tout notre projet.

Si j’en parle j’ai peur de me heurter à un mur, voir pire. Les témoignages vont d’un extrême à l’autre. On peut tomber sur des équipes très ouvertes, des un peu moins mais qui respectent le choix des patients jusqu’à mais des très très fermés avec refus d’inscription, un accueil très mauvais en cas de transfert,…

Cependant si je ne mentionne pas mon AAD, j’ai une autre crainte. Je ne pourrais pas organiser les éventuels transferts qui pourraient survenir. En outre, il existe là aussi un risque d’un très mauvais accueil s’ils apprennent au dernier moment le projet d’AAD.

 

Et les avis divergent. On passera bien sûr sur tous ceux qui me conseillent de la fermer, de subir ou de ne pas m’inscrire du tout… Avec ce genre d’avis les choses vont changer c’est certains.

Dans tous les cas ces avis ne pourront jamais être ma décision… et c’est bien dommage ! lol J’aurais bien fait l’autruche, laisser les gens décider pour moi (enfin dans la mesure où leur avis ne me hérisse pas le poil hein ! ). Pour Loevan j’avais fermé les yeux et serré les fesses en me répétant que je n’en aurais pas besoin. Dans un sens j’avais pris ma décision. Il était impossible pour moi de penser à tout ça. Comment l’aurais-je pris si la naissance ne s’était pas passée comme je le souhaitais ? Heureusement, nous n’avons jamais eu à le savoir.  Mais voilà, là, je voudrais accueillir cet enfant contre vents et marrées… Je voudrais l’accueillir en toute circonstance, même si notre idéal ne peut être atteint. Je voudrais donc avoir la possibilité d’organiser ce qui peut l’être et de ne pas avancer vers l’inconnue.


Ma décision au prochaine épisode… ou pas ^^

Par julie - Publié dans : grossesse, naissance, éducation,...
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